Chef

Olivier Roellinger

© Crédit photo : Benoît Teiller

Chef breton emblématique, Olivier Roellinger est aussi écrivain et penseur de la gastronomie, reconnu pour avoir placé le goût, les épices et le sens au cœur de la cuisine.

Installé à Cancale, dans la maison de son enfance, il obtient trois étoiles Michelin pour son restaurant des Maisons de Bricourt, avant de quitter volontairement la haute gastronomie pour se consacrer à la transmission et à l’engagement. Son fils Hugo prend le relais et maintient le niveau d’excellence et d’engagement du restaurant Le Coquillage, lui permettant de regagner trois étoiles en 2025… et la célèbre étoile verte.

Très tôt, il fait de la préservation des ressources marines un combat central, alertant sur la surexploitation des océans et la fragilité des écosystèmes marins. Ses convictions guident sa cuisine comme sa réflexion, profondément ancrées dans le respect du vivant et des cycles naturels.

Lorsqu’il était vice-président de Relais & Châteaux, il a joué un rôle clé dans l’orientation environnementale de l’association. Il est notamment à l’origine de l’engagement officiel de Relais & Châteaux en faveur de la protection des océans, inscrit dans le manifeste de l’association. À ce titre, il contribue à sensibiliser chefs et hôteliers à une pêche durable, à la traçabilité des produits de la mer et à la responsabilité collective du secteur.

En 2017, il rédige une tribune dans laquelle il dénonce une fracture alimentaire et appelle à la mobilisation afin que les générations futures puissent bénéficier d’une alimentation et d’une qualité de vie supérieures à celles d’aujourd’hui.

Parrain de l’organisation Ethic Ocean, il crée également le concours culinaire qui porte son nom. Il s’agit d’encourager les jeunes cuisiniers à être responsables, conscients de leur impact sur les ressources marines et sur le monde, et capables de faire de la cuisine un acte culturel, écologique et citoyen.

Parallèlement, il fonde Épices Roellinger, une maison engagée dans un sourcing éthique et respectueux des producteurs.

Auteur de plusieurs ouvrages, il développe une pensée humaniste reliant gastronomie, écologie et culture.

Association

L’école comestible

« Nous rêvons d’un monde qui offre à chacun le droit de bien manger, et où tous les enfants ont accès à une éducation alimentaire saine, soutenable et savoureuse. » Le préambule du manifeste de l’École Comestible résume le but que s’est fixé l’association : éduquer les plus jeunes à l’alimentation et au goût, de la terre à l’assiette. Inspirée par le modèle américain de l’Edible Schoolyard d’Alice Waters, L’école comestible a été fondée en 2019 par la journaliste culinaire Camille Labro qui explique : « Manger reste une des rares actions humaines qui sont obligatoires mais qui sont aussi un plaisir. Et ce qui me sidère – et me motive, finalement – c’est de voir que cet axe de nos vies est souvent mis au second plan, surtout en période de crise. » Avec plus de 20 000 enfants sensibilisés, 3 000 ateliers réalisés, 150 écoles impliquées et cinq potagers comestibles installés, l’association fait germer, dans toute la France, une nouvelle culture de l’alimentation. « La plupart des écoliers n’ont donc aucune idée de comment poussent les légumes ou de comment sont élevés les animaux… Et ne parlons même pas de comment sont transformés les matières premières pour en faire des aliments. La majorité n’a pas ou peu d’accès à la diversité alimentaire, aux goûts naturels, ni aux produits bruts et frais. Ils mangent bien trop souvent des produits ultra-transformés aussi coûteux pour leur santé que pour l’environnement » rapporte Mathilde Libourel, chargée de mission pour l’association. L’école comestible mobilise une communauté de cuisiniers, agriculteurs, enseignants, parents et bénévoles dans des projets concrets, ateliers culinaires, potagers pédagogiques, amélioration de l’offre des cantines scolaires. De nombreux chefs, tel Olivier Roellinger, membre d’honneur, participent au mouvement. « Des chefs quittent leur cuisine pour se rendre à l’école. Non pas pour raconter leur métier aux enfants, mais pour leur montrer et pour les laisser cuisiner. » sourit Camille Labro. Une belle leçon d’espoir… et de goût.

Concours

Concours Olivier Roellinger

Le Concours Olivier Roellinger, cofondé par Ethic Ocean, le lycée hôtelier de Dinard, FERRANDI Paris et Relais & Châteaux, mobilise les acteurs de la restauration (professionnels et élèves, cuisiniers et acteurs de la salle) autour des enjeux de la préservation des ressources aquatiques. Véritable lien entre les professionnels de la filière pêche et aquaculture et les consommateurs, les chefs ont un rôle vital à jouer pour la préservation des ressources en sélectionnant des espèces non surexploitées. 

Créé en 2011 en France, le concours a franchi les frontières, est devenu européen en 2016, puis international en 2018 (Canada, Chine et Japon).

Association

Ethic Ocean

Ethic Ocean mobilise l’ensemble des professionnels de la filière pêche et aquaculture en encourageant les bonnes pratiques en faveur de la préservation de l’océan et de ses ressources.
Côté restaurateurs, Ethic Ocean informe et accompagne afin de les aider à mieux comprendre les enjeux des ressources et pouvoir ainsi effectuer des achats responsables et durables pour limiter la surpêche et respecter la biodiversité marine. Ethic Ocean met à leur disposition un Guide des espèces (mis à jour chaque année) afin de les guider dans cette démarche. Le Guide des espèces est décliné en une application mobile pour les consommateurs.

Les autres engagés

Découvrez les visages inspirants des chefs engagés. Nous mettons en avant ces passionnés de la cuisine qui se distinguent par leurs actions sociétales et leur engagement pour un avenir meilleur. Explorez les profils des chefs renommés, des étoiles montantes et des talents émergents, et plongez dans leurs projets et initiatives. Chaque chef présenté vous offre un aperçu unique de son engagement personnel