Christian, pour vous, que signifie l’engagement responsable ?
Eh bien, une exigence de chaque jour, de chaque heure même. Aujourd’hui, les jeunes sont sensibilisés, mais il faut quand même leur rappeler toujours le bon geste, de faire le tri, que ce soit un tri exemplaire pour qu’on puisse le transformer après en compost.
Voilà, donc, bon, ici, c’est une entreprise vraiment très engagée. On a recyclé l’année dernière 44 tonnes de déchets organiques quand même, qu’on a pu redonner à la nature, un peu de ce qu’elle nous donne, parce que c’est une grosse machine ici, il y a trois restaurants dans un seul lieu. Voilà, donc, oui, je dirais vraiment, une exigence de faire les bons gestes.
Concrètement, quel est votre écogeste favori ou l’action la plus efficace que vous menez au quotidien ?
Oui, qu’est-ce que je pourrais trouver d’autre ? On pourrait parler de toute la transformation du restaurant au passage au LED, les détecteurs de mouvements, dans les pièces les moins sollicitées pour éviter de faire du gaspillage.
C’est vrai qu’on est un peu sur tous les fronts, quoi. On a aussi travaillé sur la réduction des débits d’eau sur les robinets. Enfin, voilà, on essaye d’être vraiment le mieux de ce qui se fait.
Comment intégrez-vous cette démarche dans vos pratiques opérationnelles (hygiène, gestion des équipes, environnement, etc.) ?
Oui, pareil, on intervient au niveau de la consommation des produits aussi. Donc, on a eu pas mal de choses en place pour éviter le gaspillage. Alors, on travaille avec des produits éco-labels, mais il n’empêche que même ces produits-là, ils ont quand même un impact sur l’environnement. Donc, dilution des produits, surveillance quotidienne du gaspillage des produits, parce que si on n’a pas l’œil, ils ont l’impression que parce qu’il y a beaucoup de produits, que ce sera mieux fait. Mais non, il faut y mettre un peu d’huile de coude.
Selon vous, en quoi une approche durable peut-elle renforcer la performance ou créer de la valeur collective ?
Oh là, c’est indiscutable. Aujourd’hui, il y a quand même beaucoup de jeunes qui ont envie de s’investir dans cette démarche et qui postulent dans des maisons où il y a un véritable engagement, et aujourd’hui, je pense qu’on peut dire que 50 % des collaborateurs sont venus travailler ici parce qu’on est une entreprise engagée.
Et enfin, quelle évolution aimeriez-vous voir émerger dans votre secteur en matière de durabilité ?
Je sais que ce n’est pas possible pour tous les établissements, notamment parce que certains restaurants manquent de place. Mais il serait souhaitable de pouvoir disposer d’un espace réfrigéré dédié aux déchets organiques. Il y a encore beaucoup trop de gaspillage dans ce domaine, alors que ce type d’aménagement n’est finalement pas si compliqué à mettre en place. Et c’est vrai que je voudrais que mes collègues s’y intéressent quand même davantage pour éviter ces tonnes de déchets qui partent à l’incinérateur alors qu’on pourrait en faire quelque chose, du compost qui peut être redonné à la nature ou même du biogaz.